Henri CHABOT

(Wazemmes, 1852-Lyon, 1915)

Jean-Claude SEGUIN

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Marie Chabot et père inconnu. Descendance :

  • Pierre Chabot (Aigre, 12/02/1820-1897) épouse (Bordeaux, 15/04/1858) Louise, Henriette Schossig ([Hanovre], 17/07/1821-). Descendance :
    • Euphrasie Chabot (Metz, [21/05/1844]-) épouse Léonard Renz.
    • Pierre, Eugène Chabot (Briey, 06/07/1850- Etampes, 09/10/1924)
      • épouse (Royan, 20/10/1881) Marie, Eulalie, Georgette Moulin (Pradelles, 12/08/1858-Château-Thierry, 25/11/1895). Descendance :
        • Louis, Jean, Gabriel, Georges Chabot (Royan, 01/09/1882-Maisons-en-Champagne, 14/02/1916) épouse (Orléans, 16/06/1909) Angélina, Emélie "Nina" Peres (Louviers, 07/10/1885-Nice, 21/09/1971).
        • Jean, Georges, Albert Chabot (15/12/1885-Ville-sur-Tourbe, 25/09/1915)
          • épouse (Alençon, 17/02/1909) Henriette, Louise Pérès (Mantes-la-Jolie, 16/10/1888-).
          • épouse (Perpignan, 27/11/1912) Jemma, Marie Sivieri (Montpellier, 19/11/1889-Tours, 18/061965).
        • Pierre, Jean dit Jeandoux Chabot (Marmande, 04/02/1894-Paris 13e, 25/02/1921).
      • épouse (Bordeaux, 15/11/1904) Marie, Marceline, Céline Peres (Bayeux, 23/11/1879-Brest, 21/07/1905). Descendance :
        • Gabrielle, "Gaby" Chabot (Brest, 06/07/1905-1954) épouse (Étampes, 10/12/1924) Maxilimien, Auguste Borgniet (Malakoff, 20/04/1896-1983).
    • Pierre, Henri, Victor Chabot (Wazemmes, 14/05/1852-Lyon 3e, 15/04/1915) épouse (Valence, 28/03/1878) Angèle, Marie, Joséphine Boissel (Lyon 4e, 12/10/1854-). Descendance :
      • Jeanne, Julienne Chabot (Châtellerault, 17/02/1888-) épouse (Toulouse, 27/05/1909) Dominique, Victor [Boirol].
    • Marie, Augustine Chabot (Avesne, 11/05/1853-)
    • Henriette, Rose Chabot (Caudebec, 06/03/1855-) épouse Joseph Peres (26/05/1851-Étampes,03/10/1927). Descendance :
      • Henriette.
      • Pierre, Victor Peres (Poitiers, 11/03/1891-).

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Fils d'un directeur de théâtre forain (Théâtre mécanique , les enfants Eugène et Henri Chabot se consacrent, eux aussi, au monde de la foire. Le premier - qui épouse en secondes noces un membre d'une autre famille foraine, les "Pérès" - dirige un théâtre de marionnettes avant de se lancer à la tête d'une troupe, dès 1890 (Alençon et Orléans), le " Grand Théâtre Chabot " ou " Théâtre de la Famille Chabot " :

Il avait alors ouvert le " Théâtre de la Famille Chabot " avec ses sœurs Marie et Henriette, son frère Henri et la femme de ce dernier. La troupe comprenait cinq personnes et donnait dese spectacles coupés, composés de pièces en un acte et d'intermèdes. Un orchestre se faisait entendre durant les entractes et pendant une heure à l'extérieur de l'établissement avant le spectacle.


GARNIER, 1968: 248.

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Théâtre de la Famille Chabot
© Reproduit dans GARNIER, 1968: 249.

Pour sa part, Henri Chabot, artiste lyrique itinérant (Valence, 1878 ; Libourne-1881), épouse (1878) la fille d'un directeur d'un Musée de personnages en Cire. La famille Chabot est ainsi composée de banquistes qui tournent dans les foires. Henri va s'intéresser très tôt au cinématographe, puisque, dès le mois de juillet 1896, il présente un appareil -dont on ignore l'origine -, à la foire de Rochefort-sur-Mer. Peu après, pour la foire du 10 août, il installe son Théâtre Chabot à Tours pour de nouvelles représentations cinématographiques : " M. Chabot nous revient - écrit la presse - avec une nouvelle attraction  : le cinéphotographe, qu'il présente lui-même " (La Dépêche, Tours, vendredi 7 août 1896, p. 2.). Le seul appareil qui porte ce nom - sans brevet ni marque déposée - est commercialisé à Paris par C. J. Lepée.

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L'industriel forain, Paris, 9-16 août 1896, p. 3

De fait, l'appareil a été commercialisé dès le mois de juin et nul doute qu'Henri Chabot a pu se le procurer rapidement. Il n'est d'ailleurs pas le seul à acquérir un cinéphotographe, qui connaît un réel succès en France, au cours de l'année 1896, en particulier chez les forains. L'exploitation de l'appareil s'étend sur un an environ, puis les Chabot semblent renoncer au cinématographe.

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Souvenir du théâtre Chabot (sans date)

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Famille Pérès-Chabot (c. 1902)

Par la suite, les familles Chabot et Pérès s'associent après le mariage d'Eugène Chabot avec Céline Pérès en 1904 :

En 1905, à la foire de Bordeaux, ils s'associèrent et l'établissement devint le " Théâtre Peres & Chabot ", nous l'avons vu.
L'exploitation est semi-familiale, les fils Chabot comme les filles Pérès jouent avec leurs pères et des gagistes. Tous sont des gens de grand talent et les demoiselles abandonnent vite les intermèdes de danses et de chants pour se consacrer entièrement au drame et à la comédie.
[...]
En 1906, le prospectus proclame "Le Théâtre Peres & Chabot" est le plus confortable qui voyage. Grâce à ses décors superbes, à ses costumes merveilleux, à ses artistes d'élite, il peut soutenir avantageusement la comparaison avec les théâtres municipaux"...


GARNIER, 1968: 248.

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Tours-I-Théâtre Pérès Chabot. Place de l'Hôtel de Ville (c. 1905)

En 1914, la raison sociale change et devient " Théâtre Chabot & ses Fils ". Avec le conflit mondial, le théâtre s'installe à Bourges, puis avec le décès d'Eugène Chabot, en 1924, c'est son gendre, Max Borgniet, qui reprend l'affaire sous le nouveau nom de " Borgniet-Chabot ". Avec le décès de ce dernier, en 1927, le théâtre est cédé à Albert Patau (-1967) qui continue son exploitation (1956). 

SOURCES

GARNIER Jacques, Forains d'hier et d'aujourd'hui, Orléans, Ed. Jacques Garnier, 1968, 408 p.

GRENON Charly, "Les Chabot, une famille de forain..." in Histoire du pays d'Aigre, nº 3, octobre 2000, p. 29-33.

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07/1896 France Rochefort-sur-Mer    
10-≥25/08/1896 France Tours Foire du dix août cinéphotographe
[23/12/1896]-[/01/1897] France Limoges Foire des innocents cinéphotographe 
01/1897-02/1897 France
Cette   cinématographe 
05/1897 France Montpellier Foire du lundi de Quasimodo  cinématographe