Caroline Otero

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© Gaumont-Pathé Archives

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Caroline Otero

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1 Pathé  
2 Félix Mesguich/Francis Doublier Caroline Otero, Louis Napoléon Bonaparte
 

Une soirée de gala est annoncée en l'honneur et au profit de la Belle Otéro. Le directeur de l'Aquarium voudrait à cette occasion offrir au public une surprise. Je connais l'attrait qu'exerce l'écran sur la grande danseuse espagnole et aussi son vif désir d'être filmée. Avec le consentement de M. Grunwaldt, mon directeur, nous combinons un ensemble qui donne satisfaction à ce désir.
Mlle Otéro va devenir la première en date des stars du cinéma. Ella a choisi pour décor les jardins de l'Aquarium. Au jour convenu, elle arrive dans son équipage avec un officier très connu, aide de camp du Tsar. Un essai suffit pour la mise au point.
Dès son entrée, la vedette lance son sombrero et commence une lascive yota dont la cadence qu'elle scande à grand renfort de coups de talons, s'accélère de plus en plus pour finir à une allure folle.
L'officier russe règle ensuite tous les détails du deuxième tableau. Il dispose des verres et deux bouteilles de champagne sur une table. Et pendant qu'à l'arrière-plan, il remplit une coupe qu'il vide d'un trait, Otéro bondit à nouveau. Elle pousse un cri ; alors, sans hésitation, enlevant son képi et son ceinturon, l'officier la saisit et l'entraîne dans le tourbillon de cette " valse brisante " que l'actrice a rendue populaire.
Ils tounoient un moment, accompagnés par les guitaristes. Brusquement, le danseur prend sa danseuse à bras-le-corps, la soulève, d'un coup et la laisse tomber sur ses genoux, cependant que ployée, éperdue de joie - et peut-être d'amour - elle regarde tour à tour son partenaire et l'objectif de ses grands yeux noirs pleins de flammes. J'abandonne alors la manivelle pour applaudir cette finale.
Sans perdre un instant, il me faut développer et tires les positifs dans l'un des caves de la maison Grunwaldt. Je consacre la nuit entière à cette besogne. Tout va bien.
Jamais l'Aquarium n'a connu semblable soirée. La salle est comble ; ce gala réunit tout ce que Saint-Pétersbourg compte de personnages importants ou titrés. Les grands-ducs Michel et Boris sont dans la loge d'honneur. Des princes, des ambassadeurs et parmi eux Georges Louis, ambassadeur de France, assistent à la représentation.
Un coup d'interrupteur. La première danse de Mlle Otéro est chaleureusement accueillie. Derrière l'écran, elle-même rythme du talon la cadence de ses pas. Je continue dès lors la projection sans m'émouvoir des rumeurs indistinctes de la salle. Des cris formidables retentissent. En entendant le tumulte grandir de plus en plus, je songe : Quel succès ! De vigoureux coups de poing ébranlent ma cabine métallique, sans que j'y attache d'autre importance.
La séance terminée, je rends tranquillement la lumière. La salle hurle ; il y règne une agitation extraordinaire, les coups de poing redoublent de violence contre ma cabine. On me crie d'ouvrir. Je distingue, en russe, le mot " scandale ". Mais à peine la porte est-elle entrebâillée que des officiers de police se précipitent, me saisissent brutalement et m'entraînent avec une telle fureur, que j'en suis abasourdi.
Nous avions voulu faire une surprise au public et je constate que toute la surprise est pour moi. Le régime russe me paraît à cette heure sérieusement inquiétant…
Le lendemain matin, je suis conduit devant le grand maître de police. Il marche furieusement d'un bout à l'autre de la pièce, me questionne en français, puis me déclare très durement : " Vous avez gravement offensé l'armée russe. Nos officiers, sachez-le bien, ne sont pas des danseurs de music-hall ; ce scandale sans pareil est déjà connu de Sa Majesté, c'est pour vous l'emprisonnement ou la déportation. "
L'ambassadeur de France, qui était présent à la séance de la veille, obtient néanmoins par l'avocat de la chancellerie, mon transfert immédiat à l'ambassade.
J'y apprends que je serai expulsé le soir même ; j'essaie vainement de me défendre, de résister : la décision est définitive ; il y a intérêt à m'éloigner au plus tôt de la capitale.
Mlle Caroline Otéro, venue me faire ses adieux, a la franchise de m'avouer qu'elle a été obligée pour sa sécurité et celle de l'officier russe, son ami, de faire une déposition de commande.
Voilà comment le Gala-Otéro finit par mon expulsion rapide de Russie !
Par le train de 8 heures du soir, le 27 septembre 1898, je quitte Saint-Pétersbourg, sans bagages, sans argent, pour gagner la frontière, en compagnie de deux policiers russes.


Félix Mesguich, Tours de manivelle, Paris, Grasset, 1933 p., 23-25.

Francis Doublier.- [...] Once in St. Petersburg we got a picture in a theater of a grand duke jumping up impulsively to dance with a dancer with a bad reputation.” Said Mr. Doublier, “and we put posters up on Nevsky Prospect advertising the film. The officials of the government and Cossacks and city policemen came and arrested us and put us in jail and destroyed the film.


New York World Telegram, New York, 23 octobre 1935, p. 3.

3 >17/08-<26/09/1898. 
4 Russie, Saint-Petersbourg  

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Los bailes de Caroline Otero en el Teatro Aquarium de San Petersburgo, 1898

Los bailes de Carolina Otero en el Teatro Aquarium de San Petersburgo, 1898

Rosario Rodríguez Lloréns

El film consta de dos escenas de baile distintas que están hábilmente ensambladas de forma que puede parecer una misma sucesión de movimientos seguidos en el tiempo, aunque como veremos a la largo del texto, no es realmente así. Nos encontramos en un escenario improvisado al aire libre en una de las esquinas de los jardines del Teatro Aquarium de San Petersburgo, en el verano de 1898. En la película, distinguimos claramente a la afamada cantante y bailarina de la Belle Époque Carolina Otero (Valga, España, 1868-Niza, Francia, 1965), que había escogido para la ocasión un rico y vistoso traje de baile de color claro, cuya falda estaba confeccionada con varias capas de volantes con gasas y puntillas y las mangas estaban adornadas con madroños. La artista lucía también un mantón de Manila, posiblemente blanco, y un sombrero calañés de color oscuro. Se visualiza detrás, a la izquierda de la bailarina desde el punto de vista del espectador, a un guitarrista que está tocando de pie vestido de torero con capote y montera incluidos, apoyando su pie derecho sobre una silla de madera oscura sobre la que está depositado un sombrero cordobés blanco. Al fondo a la izquierda, se observa a un hombre ataviado con un uniforme militar con quepis y abrigo largo. Está sentado frente a una mesa pequeña con patas torneadas de color claro, en la cual, sobre un tapete blanco, se distinguen varios objetos, entre ellos: una botella de champagne y unas copas. Solamente en los últimos segundos, aparecerá un hombrecillo vestido de negro con abrigo largo y sombrero de copa, a modo de bailarín espontáneo.

Acerca de la identificación de los tres personajes masculinos, no se dispone de información alguna que pudiera orientar sobre la identidad de dos de ellos: el guitarrista y el enigmático espontáneo. No ocurre lo mismo en lo referente al militar, pues Félix Mesguich, cinematografista en San Petersburgo, responsable del rodaje de esta película, avanzó un dato importante en un relato que hizo de aquella jornada:

À l’heure convenue, je tournai avec une ardeur égale à celle qu’Otero mettait dans ses danses espagnoles. Je tournai, quand cette phrase, jetée avec énergie, retentit à mon oreille : " Eh! Là-bas, tâche de bien réussir la finale!" Un officier supérieur, aide de camp de l’empereur, très connu en France, vida avec Otero une coupe de champagne, puis, brusquement, enlevant képi et ceinturon, dansa avec elle la fameuse valse brisante de l`époque; le couple s’arrêta tout assourdi, lui, au premier plan, la jambe en avant, soutenant le corps ployé d’Otero.
COISSAC, 1925 : 427.

Si la referencia de Mesguich es valiosa, todavía lo es más el dato decisivo que aportó su compañero de trabajo por entonces en Rusia, Francis Doublier, cuando en una conferencia que tuvo lugar en el año 1941 en Nueva York, aseguró que el destacado militar que aparecía en la película bailando con Carolina Otero no era otro que el príncipe Louis Napoléon.

El príncipe Louis Napoléon Joseph Jérôme Bonaparte (Meudon, Francia, 1962-Prangins, Suiza, 1932) era el nieto de Jérôme Bonaparte, hermano menor de Napoléon I. Por diferentes circunstancias, vino a recabar en Rusia para prosperar en la carrera militar que había iniciado en Francia años atrás y había continuado en Italia por un breve periodo de tiempo. El traslado desde Francia a Italia vino motivado por una ley aprobada por las dos cámaras del parlamento francés en el año 1886 que obligaba a abandonar el país a todos los posibles herederos de las casas reales, entre ellos los Bonaparte, que pudieran reclamar el trono. Los motivos que le llevaron más tarde desde Italia hasta Rusia son desconocidos. Desde que llegara a la armada rusa, no dejó de ascender en el escalafón militar, y para el año en el que se filmó a Carolina Otero en el Aquarium, el príncipe Louis ya era coronel del 4º regimiento de dragones Seversky, y había sido asignado en el Palacio de Peterhof (San Petersburgo) al regimiento Uhlan de los lanceros de su majestad la emperatriz Alexandra Feodorovna, llegando a ser en el año 1905 mayor general y gobernador de la provincia de Ereván.

bonaparte louis napoleon 1895 bonaparte louis napoleon 1897 bonaparte louis napoleon 1902 bonaparte louis napoleon 1902 01
L. N. Bonaparte
(1895)
L. N. Bonaparte
(1897)
L. N. Bonaparte
(1902)
L. N. Bonaparte
(1902)

Es posible que ahora sea difícil de imaginar la existencia de una relación entre una artista de dudosa fama como era Carolina Otero y un príncipe francés afincado en Rusia que, además, estaba tan bien posicionado en el entorno militar de la familia imperial. No obstante, se conocen otros casos de artistas de variedades que llegaron incluso a casarse con nobles rusos, como fue el caso de la bailarina española Aurora Arriaza, que en la última década del siglo XIX se casó con el conde moscovita Paul Nicholaevitch Lesly con el que tuvo un hijo. Es también muy conocido el romance de la  artista italiana Lina Cavalieri con el príncipe Alexander Bariatinsky, relación que no acabó en boda legal únicamente por la taxativa negativa del propio zar Nicolas II.

Por otra parte, existen dos indicadores más a favor de que el personaje que aparece en el film de 1898 sea el príncipe Louis Napoléon: uno de ellos es el considerable parecido físico y el otro el atuendo militar coincidente con su estatus. En cuanto al parecido, en las fotografías que se conservan del príncipe se observa a un hombre alto con barba y bigote, con un aspecto físico y un rostro que concuerda perfectamente con los del militar filmado. También en la elevada altura coinciden ambos individuos, aspecto que se aprecia mejor si se compara la estatura del hombre uniformado con la del espontáneo que, como hemos citado, sale hacia el final de la toma. En lo referente al uniforme, el militar de la película lleva un quepis y un abrigo largo abrochado con doble abotonadura, y aunque no se puede distinguir en el film la decoración de las insignias y los galones de sus prendas, éstas son compatibles con aquellas que en sus actos privados vestían los oficiales rusos del rango de Louis Napoléon. En especial, es determinante el hecho de que el abrigo tenga doble fila de botones y doble solapa, propio ya del cargo de coronel, siendo que los soldados llevaban la abotonadura simple.

Otra circunstancia podría apuntar a la identidad de Louis Napoléon: .Mesguich y el príncipe francés ya se conocían por una grabación anterior de las maniobras de los escuadrones que el príncipe comandaba, que Félix realizó en Kishinev, por la cual el camarógrafo fue felicitado por el propio príncipe Bonaparte. Quizás Louis Napoléon recomendó a Carolina Otero las bondades del operador de la casa Lumière. También el hecho de que existiera el film de Kishinev podría ser el motivo por el que Doublier pudo reconocerle como el oficial que bailaba con la Bella Otero en la cinta del Aquarium.

Cuando la película comienza, vemos a Carolina haciendo un paseíllo circular a modo torero muy habitual entonces en las actuaciones de las artistas de variedades. El desplazamiento se habría iniciado con anterioridad, pues en este momento la bailarina ya se encuentra avanzando en dirección contraria al reloj y está colocándose el sombrero calañés con su mano derecha. Llama la atención que la bailarina emplea un recurso artístico muy adecuado para la grabación que se está realizando, pues cuando llega a la mitad del escenario, momento en el que de seguir andando siguiendo la trayectoria del círculo quedaría de espaldas al espectador, decide con toda naturalidad continuar caminando hacia detrás con paso de marcha, ofreciendo a la cámara su mejor sonrisa. En todo momento, durante el film, el tiro de cámara fija se hace desde un plano general frontal con un ángulo neutro. Al llegar a la altura de la silla del guitarrista, la bailarina se desprende del mantón de Manila, y en una maniobra quizás demasiado rápida se quita el calañés dejándolo de forma descuidada en la silla junto al mantón, al tiempo que recoge el sombrero cordobés y se lo coloca en la cabeza. Sea por la velocidad del cambio, sea por el viento que se observa en la escena, que ondea el capote del guitarrista y el mantel de la mesita, lo cierto es que el sombrero calañés cae rodando por el suelo. Ajena al contratiempo, Carolina Otero avanza hacia el centro, y en ese momento hay un corte en la película. Al retomarse el film, la escena está más clara como si se hubiese rodado más temprano con la luz del día más intensa. No es éste el único cambio que se aprecia en el escenario, ya que tanto el sombrero que había caído al suelo como el mantón están ahora perfectamente colocados en la silla, mientras que en el fondo han desaparecido misteriosamente tanto el militar, como la mesa y la silla sobre la que éste se encontraba sentado.

Antes de seguir con el relato, se ha de destacar un hecho extraordinario y sorprendente: en los escasos ocho segundos de esta primera toma, el oficial ruso se muestra muy divertido y sonriente ¡tocando las castañuelas con los brazos en alto! Cuando la artista inicia el paso de marcha retrocediendo en el círculo, la sorpresa es aún mayor, pues el insólito personaje empieza a mover entonces sus brazos a ambos lados, como se acostumbra a hacer en los bailes populares, marcando el acento de los pasos de Carolina Otero.

En la segunda escena, más larga, de aproximadamente veinte segundos, Carolina baila de una forma sensual y arrebatadora, empleando todos los recursos posibles para lo que hoy en día se llamaría “conquistar la cámara”. De nuevo, es muy llamativo que la artista tuviera en estos momentos tan tempranos de los albores del cine esa concepción tan clarividente de lo que suponía ser filmada por una cámara, pues es completamente consciente de a quién y dónde ha de dirigir sus miradas, sus besos al aire, su lengua, que saca al menos en dos ocasiones, y sus sonrisas intencionadas para conseguir el efecto que desea en sus potenciales espectadores. La Bella Otero ríe, salta, grita y gesticula en estos breves instantes mientras baila lo que parece una danza en ritmo ternario, y que Félix Mesguich en un amplio relato de lo que aconteció aquel día en el Aquarium calificó como una “lascive yota”.Sus movimientos de baile no resultan desagradables a la vista sino todo lo contrario; ella muestra una elegancia natural y una presencia magnífica, aunque ciertamente no baila de una forma académica, ni su coreografía responde a esquema alguno. Más bien se intuye una improvisación repleta de efectos escénicos que ella domina, como son las redundantes y exageradas vueltas quebradas que realiza con el sombrero retirado de la cabeza, o los zapateados saltilleados que resultan vistosos pese a no tener apenas dificultad técnica. No se puede observar la calidad que tendría el movimiento de sus brazos, aspecto revelador en la formación de una bailarina profesional, pues su mano izquierda está ocupada en todo momento en recoger atractivamente su falda sobre la cadera, mostrando la riqueza de su traje, al tiempo que la derecha se dedica al manejo del sombrero.

¿Y qué ha sido del militar ruso en esta escena? Este personaje, que antes estaba sentado al fondo, ahora aparece y desaparece del cuadro en varias ocasiones por el lado derecho. Se observa que está de pie y sobre todo que también ahora toca las castañuelas. Por si faltaba algún detalle para lo inaudito de esta situación, aparece de pronto desde la derecha del plano un hombre vestido de negro que se coloca al lado del militar y empieza también a tocar de forma bastante cómica su propio par de castañuelas; el militar le secunda la broma entre empujones y chanzas. La toma finaliza abruptamente dejando entrever el inicio de unos pasos de baile entre ambos personajes masculinos.

Gracias a detalladas descripciones que Félix Mesguich realizó de este rodaje podemos deducir que las dos escenas de baile están unidas en orden inverso a como fueron filmadas. La segunda escena que vemos en la película actual, la más larga y en la que la claridad del día era mayor, fue realmente la que recogió el operador en primer lugar, aquella en la que dijo que Carolina Otero bailaba una jota. Sin embargo, la primera escena que se nos ofrece hoy en día, más corta, sería el inicio de la que se rodó más tarde ya con luz crepuscular, e iría seguida de los fotogramas que fueron destruidos al día siguiente, tras reproducirse la película muda delante de lo más selecto de la sociedad de San Petersburgo. Los ofendidos militares rusos no pudieron aceptar que se hubiera filmado a un oficial de tan alto rango bailando con una vedette como la Bella Otero pues, tras los primeros ocho segundos que podemos ver en la actualidad, el príncipe Louis Napoléon, ya muy animado por la situación -y por el champagne- se levantó de la mesa, se desprendió de todo aquello que le molestaba de su uniforme y bailó con la artista el final de un vals como lo hubiera hecho el mejor danseur de Caroline Otero.

Por aquel entonces, la prensa francesa se hacía eco de que el príncipe Louis Napoléon aspiraba a casarse con la gran duquesa Helena, prima del zar. No debió sentar tampoco demasiado bien en la corte imperial que el pretendiente apareciera de esta guisa con una de las artistas más famosas del momento, fama que no había adquirido precisamente por su talento en los escenarios. En cualquier caso, el príncipe no se casó nunca ni con esta joven ni con ninguna otra, pues se sabe que murió soltero.

Un detalle queda por esclarecer, y es el motivo por el cual Félix Mesguich, cuando rememoró este notable episodio de su vida y de su carrera, empleó el término “valse brisante” al referirse al baile que escenificaron la Bella Otero y su partenaire improvisado; siendo que esta denominación no se corresponde con ningún otro baile conocido y además nadie más la empleó. Con el paso del tiempo, en diferentes lecturas, encontramos que esta acepción de Mesguich ha sido sustituida por la de “valse brillante”, e incluso que se identifica erróneamente con la melodía de la pieza que con este mismo nombre compuso Frédéric Chopin: “Grand Valse Brillante”.

Lo cierto es que Carolina Otero llevaba en su repertorio el famoso valse renversée, creado años atrás por la pareja artística Les Dante. Ella misma relata en sus memorias haber bailado este vals con un príncipe ruso llamado Pirievski:

Après le souper, Pirievski dansa avec moi, et se montra un merveilleux danseur. Il me fit danser la fameuse valse renversée.
OTERO, 01/06/1926: 51.

 

Je danse seule parfois, mais les plus suivante avec Pirievsky que s’amuse à me faire faire toutes les acrobaties de la valse renversée.


OTERO, 03/06/1926: 53.

A este vals se le conoció con otros muchos nombres: valse tourbillon, valse merveilleuse, valse en l’air… y en esta otra reseña que Mesguich hace de las evoluciones que el militar ruso ejecuta con Carolina Otero responden perfectamente a la descripción de este baile del que se decía que estaba repleto de acrobacias y de giros:

[...] l’officier la saisit et l’entraîne dans le tourbillon de cette “valse brisante” que l’actrice a rendue populaire. Ils tournoient un moment, accompagnés par les guitaristes. Brusquement, le danseur prend sa danseuse à bras-le-corps, la soulève, d’un coup et la laisse tomber sur ses genoux, cependant que ployée, éperdue de joie –et peut-être d’amour- elle regarde tour à tour son partenaire et l’objectif de ses grands yeux noirs pleins de flammes.


MESGUICH,1933: 23-25.

Seguramente, Mesguich debió percibir aquella coreografía que filmó en el verano de 1898 como un vals verdaderamente explosivo, y cuando muchos años después contó la historia el término “brisante” acudió instintivamente a su memoria.

Por suerte, y pese al deseo de la corte imperial de evitar el visionado del príncipe Louis Napoléon actuando como un artista de variedades, estas breves escenas que pervivieron y han llegado hasta nosotros, junto a las explicaciones que nos regalaron los operadores Mesguich y Doublier, nos permiten imaginar cómo pudieron desarrollarse en su totalidad estas divertidas y curiosas peripecias en aquel teatro de verano de la Rusia imperial.


Bibliografía

Annuaire héraldique: contenant la nomenclature de toutes les familles françaises et étrangères, Paris, 1897.

ARRIAZA, A. (1948-49), “Aurora Arriaza: An autobiography”. Dance Magazine. 23 de marzo de 1949.

COISSAC, G-M. (1925), Histoire du cinématographe de ses origines à nos jours, Paris, Editions du Cinéopse, Gauthier-Villars.

DOUBLIER, F. (1956), "Reminiscences of an Early Motion-Picture Operator", Image magazine, 5.

FRYER, P. Usova, O. (2004), Lina Cavalieri: The Life of Opera’s Great Beauty, 1874-1944. Jefferson, NC. McFarland and Company.

Journal des débats politiques et littéraires, Paris, 10 de julio de 1898.

Le Matin, Paris, 30 de noviembre de 1905.

Le Monde Illustré, Paris, 4 de septiembre de 1897.

MESGUICH, F. (1933), Tours de manivelle: souvenirs d’un chasseur d’images, Paris, Grasset.

OTERO, C. (1926). “Souvenirs inédits de Caroline Otero”. Feuilleton de Comoedia, Paris, 1º de junio de 1926. 51 y 3 de junio de 1926. 53.