BÔNE

Jean-Claude SEGUIN

Bône est une ville d'Algérie.

1896

1897

Le cinématographe de Jean Prinsac et Louis Vernet (29 avril-23 mai 1897)

En provenance de  Constantine, les pionniers Jean Prinsac et Louis Vernet arrrivent à Bône pour offrir des séances de cinématographie avec leur appareil Joly. Certaines incertitudes pèsent sur le lieu de présentation et nous ne savons pas si, finalement, le théâtre va se libérer :

[...] Nous avons dû plier bagage et venir ici ou nous sommes depuis hier soir 7 h 1/2. Le 1er personnage que nous ayons trouvé est Marga, l'ex-associé d'Antoine, il nous en a appris de belles au sujet des cinémato qui nous ont précédé venant d'Alger et de Tunis. Heureusement Bonne [sic] a été préservé de ce fléau-là. Ils y sont passé sans s'y arrêter. Bonne [sic] est bien la plus jolie ville d'Algérie bien peuplé 22000 européens et peu d'arabes. Nous ne sommes pas encore fixé au sujet du local. Je ne sais pas si nous pourrons occuper avantageusement le théâtre qui ne sera libre que mercredi au théâtre. Nous en avons pour une semaine au plus dans un autre local [illisible]. tu aurais bien dû m'écrire au sujet de l'appareil à prendre les vues, me donner des instructions, j'aurais pu faire de bien jolies choses à Constantine, ici aussi il y a de jolies vues à prendre dimanche prochain si nous sommes encore ici. J'ai bien envie de prendre la Sortie de la grand messe, tout s'y prête d'une façon parfaite, monument, éclairage public...


Jean Prinsac, Mon cher Gaston, Bône, 25 avril 1897.

L'extrait du courrier permet de se rendre compte que l'Algérie est le lieu d'une concurrence sévère entre les différents cinématographiques qui traversent le pays. Grâce aux comptes tenus par Jean Prinsac, nous savons que les séances commencent le 29 avril pour se terminer le 23 mai 1897.

bone theatre

Bône, Le Théâtre (Début du XXe siècle)

1898

1899

Le Cinématographe (<26> juillet 1899)

Le Cinématographe organise des séances en juillet 1899 :

Le Cinématographe
Nous avons assisté à quelques représentations données par cet établissement et nous n'avons que des éloges à faire à la direction sur le choix des tableaux et la netteté de la représentation.
L'établissement, ainsi que l'appareil, est éclairé à l'électricité.
Le Cinématographe est une des plus belles attractions qui font en ce moment l'admiration du monde entier.
Nous engageons vivement nos concitoyens à aller voir ces scènes animées, qui certainement plairont à tous.
La Direction afin d'être agréable au public, a considérablement diminué le prix des places afin que tout le monde puisse en profiter.
Premières, 0,50 cent.; Secondes 0,30.
Militaires et enfants premières, 0,30 cent. secondes, 0,20 cent.
Qu'on se le dise.


Le Socialiste algérien, Bone, 26 juillet 1899, p. 3.

1900

1901

Le Palais des Singes de M. Magis (<26> octobre 1901)

M. Magis, dans son Palais des Singes, offre des projections cinématographiques :

Palais des Singes.-Tous les soirs spectacle varié chez M. Magis dont les inimitables artistes à quatre pattes obtiennent un succès toujours croissant ou curiosité.
Au cinématographe, tableaux nouveaux : Un voyage en Russie.


L'Avenir de l'Est, Bône, 26 octobre 1901, p. 3.

1902

1903

1904

1905

Le Royal Cinématographe d'Antoine Caravano (Place des Gargoulettes, <28> mai 1905)

Le Royal Cinématographe, nom utilisé par Antoine Caravano, organise des projections cinématographiques en mai 1905, place des Gargoulettes :

Royal Cinématographe.-Cet établissement installé sur la place des gargoulettes attire tous les soirs un nombreux public.
Il est certainement un des cinématographes les mieux installés et des plus complets que nous ayons eu à Bône.
Prix des places: premières, 0,50 centimes; secondes, 0,30 centimes.


L'Avenir de l'Est, Bône, 28 mai 1905, p. 2.

bone-place-des-gargoulettes

FA & Cie, Bône.-Place des Gargoulettes (c. 1900)

1906

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